2014
Installation de 252 dessins (180 en version réduite), encre de chine sur papier satiné de 10x10cm, université Jean-Jaurès, Toulouse (Haute-Garonne)
Cette installation interroge l’indicible en convoquant le thème de la vanité.
S’inspirant des natures mortes florales hollandaises, elle explore la dualité apparition/disparition du motif. Sur fond noir, l’image émerge par retrait, révélant « la durée écoulée ». Les fleurs, symboles de la fragilité du beau et de la vie, se transforment en une « peau florale », trouée et plissée par le temps, métaphore botanique d’une autre peau, d’une autre chair périssable.
Sur fond blanc, les fleurs, présences fantomatiques, brouillent la perception : sont-elles le souvenir évanescent d’une beauté passée ou l’annonce de leur futur anéantissement ?
Disposée en installation « supra image », l’œuvre réinterprète le yin et le yang oriental, où, contrairement à la dualité occidentale vie/mort, la vie et la mort sont conçues comme un tout indissociable.
Présentation de l’œuvre réduite, Polyflore #180, à la Triennale Internationale de Dessins Noirs et Blancs, Tallinn (Estonie), en août 2015.