2024
35 dessins au Bic noir sur canson mis sous transparents, 2 portemanteaux en bois pour 5 montages sonores avec casques, vidéo en boucle, 2 rétroprojecteurs et un habillage sonore de Germain Calsou
Cette installation se déploie dans l’espace du rez de chaussée du 274 rue Henri Desbals à Toulouse. Elle est une invitation à explorer ce qu’il reste d’un lieu, d’une histoire familiale quand on a effacé les noms, l’adresse, la date.
Dans la première pièce, une série de dessins commencée en 2022 qui s’intitule « Théâtre du décor ». Travail du stylo et du temps, les dessins ici présentés sont une réactualisation émotionnelle du « ça a été ».
Dans la seconde pièce, la cartographie sonore d’un espace par les membres d’une même génération. Chacun des cinq entretiens réalisés sur les lieux, répondent à la même demande : « citez une pièce de cette maison et un souvenir. »
Le couloir du premier étage, témoignage d’Emmanuel
La dernière salle invite à faire l’expérience du « ici et maintenant ». Elle reste pourtant chargée d’une tension. Comment revenir au lieu où nous sommes, en étant encore habités par la mémoire des pièces que l’on a traversées ? C’est cette question de la mémoire d’un lieu et de son empreinte qui est le fil directeur de l’habillage sonore Le temps fossoyeur des grincements (12’06 ») réalisé par Germain Calsou.
Le temps fossoyeur des grincements, extrait